go go goo MUSICA!!!

dimanche 17 juin 2007

I bet you look good on the dancefloor

Cette nuit, je suis rentrée de Marseille à plus de 2h du matin avec quelques grammes d'alcool dans le sang... J'ai donc roulé en faisant attention, fenêtres ouvertes et musique à fond: Artic Monkeys en boucle depuis 24H... Je me suis dit, au dedans de moi même, que ce boulot était l'un des plus riches humainement que j'ai pu avoir...Chaque jour est différent (avec son lot de joie ou d'énervement mais ce n'est jamais décevant au final.) J'ai l'impression d'évoluer très vite, de m'adapter comme jamais, d'apprendre énormément sur moi même et sur les autres et surtout, de prendre enfin ma place.
Hier, nous avons loué notre local pour un anniversaire. Une femme fort sympathique y fêtait ses 40 ans. Son grand-père était camerounais. Il a fait 4 enfants à sa grand-mère, l'a ruinée et quittée sans jamais plus donner de nouvelles... Inutile de dire que dans sa famille le côté "africain" est tabou. Du coup, elle n'en a jamais parlé avec ses parents et ne revendique en aucune manière ses racines. Mais voilà. Le hasard a fait qu'elle a rencontré le boss sur son chemin. Après avoir cuisiné toute la journée en sa compagnie, j'ai appris à aprécier cette belle femme métisse, à connaitre sa vie. Du coup, elle m'a proposé de rester pour la fête. Il y a quelques temps, je me serais éclipser. Pas envie de trop franchir les limites boulot/vie privée. (oui, je sais, l'homme au balafon est un mauvais exemple). Cette fois-ci, je me suis dit, pourquoi pas? Après tout, j'étais curieuse de voir à quoi pouvaient ressembler ses proches (bon, ok, il devait y avoir une tripotée de rugby men)(il s'avère qu'ils étaient tous, soit mineures, soit cinquantenaires) J'ai donc rencontré le père de cette femme, le fils de ce camerounais qui a laissé son sang dans le sud de la France. Le type n'a parlé de ses origines que quand je lui ai tendu une assiette où se trouvait le fruit de nos efforts de la journée: un échantillon de la cuisine camerounaise: mafé, n'dolé, manioc, igname, kuky (mélange d'arachides pilées et d'huile de palme cuit à l'étouffé), beignets de banane, bananes plantains et ce que j'adooOoOore le plus, indescriptible, une espèce de pâte gluante de manioc, comme du riz collant thaï, enroulé dans une feuille de bananier.
BREF
La cuisine et les bons sentiments, la fête et le vin ont amené cette famille à discuter avec le boss du pays de leur ancêtre. Ils veulent tous y aller prochainement. Belle histoire...
Je suis rentrée seule hier alors que l'homme au balafon m'attendait chez lui. Honte sur moi. En ce moment j'ai moins besoin de tout cela; envie de vivre les choses seule, en toute liberté. En fait, je crois que je ne ressens pas ce petit truc en plus pour lui.... Chaque chose en son temps et dieu pour tous.
Bonne journée

8 commentaires:

debla a dit…

t'as raison , un pas aprés l'autre , et du temps devant soi, se trouver ou se retrouver , cela n'a pas de prix !!

series.on.the.cake a dit…

oui, meci encore pour tes adresses aux saintes! bonne chance à toi dans ta quête!

BB a dit…

La vie c'est svt une histoire de "roots"
ça m'a mis en appetit tes 'tits plats !

petit chahut a dit…

Un coucou en passant ;-)
Viva Africa !
Faudrait que j'aille y faire un tour un de ces jours...

kamaa a dit…

Putain tu me donnes faim !!

kamaa a dit…

Putain tu me donnes faim !!

series.on.the.cake a dit…

bb:comme tu disma poule
chouette: un jour viendra....
kamaa: ben j'en ai bien profité et je le paye aujourd"hui avec super diet en vue!

bérangère a dit…

moi aussi, je parle de cerise aujourd'hui ,-)

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