go go goo MUSICA!!!

vendredi 9 novembre 2007

MiFigue MiRaisin


C’est pompette que je suis arrivée chez mon Medecine Man mercredi dernier. Je venais de passer deux heures en plein soleil à manger une salade. J’avais bu deux verres de vin genre picrate ; 2 verres au soleil = 4 dans ta face.
Bref.
Guillerette j’étais lorsque je me suis présentée à lui. Il m’attendait comme d’habitude dans le couloir, le dos contre le mur, les jambes croisées, arborant un grand sourire. Je le lui ai donc rendu à m’en fendre la poire. (Nonono, Medecine Man est gay, je ne fais pas de transfert)
Je l’ai prévenu que ce jour-là ça allait, que je venais presque en touriste.
Que n’avais-je pas dit.
Nous avons causé de mon séjour à la capitale. J’ai ri en lui apprenant que j’avais profité de l’anniversaire de la reine mère pour inviter père, mère, sœur et belle famille dans la cuisine afin d’entamer une bonne thérapie familiale. La bonne blague. A la « Festen » stylee (mes problèmes ne sont pas si lourds, dieu merci). Bien sûr je me suis retrouvée seule à boire des coupes de champagne, faut pas rêver, la vie c'est pas du cinéma (As tu remarqué que lorsque tu commences à vouloir régler des comptes lors d’une réunion familiale, la tête de tes proches change; chacun à une perle de sueur au front, attendant que l’on dévoile un secret inavouable)
Bref.
C’est là que Médecine Man a renversé la vapeur. Il m’a demandé où était ma place dans tout cela. Où était Stéphanie dans ma vie actuelle. La VRAIE de VRAIE. Pas celle que les autres aiment à croire être ( à relire plusieurs fois).
À ce moment, j’ai senti comme une main qui étranglait mon cou frêle, j’ai senti l’Anaconda me serrer l’estomac. Les larmes ont pointé aux coins de mes yeux.
- Parce que la seule place où je vous sens être vous-même, au jour d’aujourd’hui, c’est celle de Mère (Incha’Allah! ai-je pensé au-dedans de moi-même)
Et là c’est parti en vrille. Medecine Man m’a expliqué que j’étais dans une impasse. Avec lui. Qu’il ne pouvait continuer à travailler avec moi que si j’acceptais de passer à l’émotionnel et ne plus rester à l’intellectuel. Qu’on n’était pas dans le dernier salon où l’on cause (c’est ma version) Medecine Man rompait en quelque sorte avec moi. J’ai paniqué. Je me suis recroquevillée sur ma chaise. Je suis redevenue Stéphanie, l’enfant, celle après qui je cours désperement. J’ai crié que NON, je voulais continuer. Il m’a dit que, soit je restais dans mon trou (à vivre les choses comme cela, par confort, de me contenter de ce que je pouvais, comme la majorité des gens sur cette Terre) soit j’acceptais de monter les marches et de reprendre le chemin, douloureux certes, de la thérapie. Mais que seule Stéphanie pouvait en décider. Qu’il voyait bien que mon conscient voulait être là, que ma démarche était courageuse mais que mon inconscient mettait des freins, relevé sa garde.
J’ai visualisé mon mini moi. Une espèce de troll à la tête de poupon. J’ai vu que les paroles du Medecine Man le dégrisé d’un coup, d’un seul. Que ça lui mettait une claque dans sa petite gueule. Finit les conneries, me suis-je dit. Je ne veux pas laisser tomber. Je veux voir la Lumière.
- J’ai peur ai-je dit.
Le Medecine Man a souri.
- Là, je vous retrouve. Nous pouvons continuer.
Bon weekend end

11 commentaires:

zita incognita a dit…

wo.
je viens de reprendre rdv, tu me stresses là, d'un coup.

series.on.the.cake a dit…

ah bon? moi ça me rassure même si on va en chier, c'est pas pour des prunes, on est brunes!!

zelda a dit…

Un livre excellent et hilarant sur le sujet, c'est "Comment rater sa psychanalyse" (n'y vois aucun sous-entendus, c'est juste drôlissime, de quoi faire une parenthèse dans le looonnng et douloureux travail de l'analyse).
http://www.amazon.fr/Comment-rater-psychanalyse-Bernard-Lam/dp/2911938100/ref=sr_1_2/403-7039321-4420462?ie=UTF8&s=books&qid=1194720956&sr=1-2

series.on.the.cake a dit…

j'espère qu'elle ne sera pas trop longue cette analyse! merci du conseil

Bérangère a dit…

quand on va voir un medecine man on a tjrs un peu (bcp) enie d'être une bonne patiente comme on voulait être une onne élève et une bonne file....

series.on.the.cake a dit…

je ne crois pas que je souhaite être une bonne patiente j'aurais même tendance à faire ma rebelle, ce qui ne va pas dans le sens de la thérapie et c'est ce qu'il a pointé; c'est un peu le prob' de ma vie, comme dirait l'autre, ne pas faire les choses pour mon bien mais pour provoquer les autres... enfin bon, nous verrons

lelapin a dit…

non mais surtout, et c'est cela qu'il pointe ton medecine man, il n'est jamais simple d'accepter d'être du côté du ressentit, c'est le passage le plus difficile, être là avec son vécu avec ses histoires avec ses souvenirs MAIS du côté du ressentit et non plus simplement du factuel
ça fait peur
c'est dur
il s'agit de soi VRAIMENT, de ce qui a été mis en jeu du côté des sentiments, et donc de la souffrance
ça fait peur
c'est dur
mais il n'y a QUE CELA pour "passer de l'autre côté" du blocage, casser ses proches schémas, ses propres enfermements et avancer,
c'est dur
mais certainement pas plus que ce qui a déjà été vécu, ressentit et souffert
courage ma belle, ça va être dur mais ça va être super !
plein de bises

series.on.the.cake a dit…

que dieu t'entende mon lapinou!

petit chahut a dit…

Dis donc, c'est rude quand même ce qu'il te sort le psy ! Bon, bonne route en tout cas...
Moi, j'ai finalement choisi une femme comme co-pilote. Chais pas, j'préfère. Au bout de trois séances, je sens qu'on peut aller dans la bonne direction, alors je croise les doigts et m'inspire de ton expérience et d'autres pour conduire le truc le mieux possible. Bon j'arrête la métaphore filée à deux balles pour te remercier, donc, de te raconter comme tu le fais ici car décidément, j'aime beaucoup te lire...

A plus !
Porte-toi bien.

bigfish a dit…

c'est beau une femme qui se révèle à elle-même, aussi beau qu'une ville la nuit.

Kamasan a dit…

C'est bien qu'il te booste, faut pas se relacher ! allez poulette :)

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